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Maurice Jourdan
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Maurice Jourdan

Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad
Régiment de Marche du Tchad
Bataillon du Moyen Congo

Fils d'expert-comptable, Maurice Jourdan est né le 8 août 1902 à Paris dans le 18e arrondissement.

Après le baccalauréat, il devient exploitant forestier au Gabon. En juin 1940, il entend l'appel du général de Gaulle et se rallie immédiatement à la France libre, ce qui lui vaut d'être placé en résidence forcée par le gouverneur de la colonie.

Libéré par l'arrivée du colonel Leclerc à Libreville le 11 novembre 1940, Maurice Jourdan s'engage immédiatement -bien que réformé définitif depuis 1924- dans les Forces françaises libres.

Présenté au colonel Leclerc, il lui fournit tous les renseignements concernant la défense de Port-Gentil qu'il a quitté 15 jours auparavant et se porte volontaire pour servir de guide dans l'opération projetée contre le port.

Il est embarqué sur le S/S Casamance lorsque Port-Gentil se rallie à la France libre.

Fin janvier 1941, à la suite de ses demandes répétées, il est affecté comme soldat de 2e classe au Bataillon du Moyen-Congo et suit les cours d'élève aspirant au camp Colonna d'Ornano à Brazzaville..

Il prend part -comme sergent au sein de la compagnie portée du Cameroun- à la seconde campagne du Fezzan (Libye), de Tripolitaine et de Tunisie avec la Colonne Leclerc puis la Force L, du 5 janvier au 1er juin 1943. Il reçoit une citation pour s'être comporté, au cours des combats du Ksar Rhilane, sous un violent bombardement, "avec le plus grand courage et le plus grand sang-froid".

Maurice Jourdan est affecté, au sein de la 2e Division blindée (2e DB) qui se constitue au Maroc à l'été 1943, au Régiment de marche du Tchad (RMT). Il sert à la 3e section de la 2e compagnie du 1er Bataillon du RMT.

Rapatrié en Grande-Bretagne avec la 2e DB au printemps 1944, le sous-lieutenant Jourdan débarque en Normandie le 1er août 1944. Il se distingue de nouveau lors de la libération de Paris, le 25 août 1944, en attaquant un blockhaus avenue Kléber, en tuant 4 ennemis et en faisant 59 prisonniers.

Il prend part à la campagne des Vosges et est blessé par éclats de mine à la cuisse droite le 2 décembre 1944 à Friesenheim en Alsace. Rétabli, il se distingue le 25 décembre à Diebolsheim dans l'attaque de nuit d'un poste ennemi et de nouveau dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 1945 en remplissant avec succès une mission de renseignement et de combat dans le dispositif ennemi.

Démobilisé, Maurice Jourdan reprend ses activités d'exploitant forestier à Port-Gentil avant de s'investir dans le vie publique locale. Secrétaire général des producteurs de bois du Gabon puis conseiller territorial, il est député puis ministre de la Santé publique du Gabon pendant trois ans, jusqu'en 1960.

De retour en France, il dirige le service d'accueil du ministère des rapatriés puis le service social d'aide aux travailleurs immigrés d'Afrique noire et exerce les fonctions de secrétaire général adjoint de l'Association des Français libres.

Maurice Jourdan est décédé le 4 février 1972 à Paris. Il est inhumé à Puteaux, dans les Hauts-de-Seine.

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
• Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
• Médaille Coloniale
• Croix du Combattant 39/45
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Médaille des Blessés
• Presidential Unit Citation (USA)

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