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Augustin Jordan
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Augustin Jordan

1ère CIA
French Squadron

Augustin Jordan est né à Paris, le 10 décembre 1910, son père était secrétaire général de la Banque franco-serbe et son grand-père professeur de Mathématiques au Collège de France.

Après des études secondaires au collège Stanislas, il est licencié ès-lettres et en droit, puis diplômé de l'Ecole libre des Sciences politiques ainsi qu'en droit public et en économie politique.

Il fait son service militaire dans la cavalerie (1931-1932) au 4e Dragons Portés à Verdun puis devient le collaborateur de Louis Joxe au Centre d'Etudes de politique étrangère et de Pierre Brossolette à l'Europe Nouvelle de 1934 à 1937.

En décembre 1937, il devient à Casablanca Secrétaire général du Comité central des Industriels.

En 1939, il est mobilisé à Marrakech comme maréchal des Logis au 2e Régiment de Spahis Marocains qui prend position dans les Ardennes de novembre 1939 à janvier 1940. Augustin Jordan suit un cours d'aspirant à Saumur et promu aspirant est envoyé à Marrakech.

Le 18 juin 1940, il entend l'Appel du général de Gaulle au cercle des officiers et il obtient d'être rapidement démobilisé.

Après l'obtention d'un visa espagnol, il rejoint, via Gibraltar, les Forces françaises libres à Londres le 19 septembre 1940, après un voyage de trois semaines.

Jusqu'en février 1941, il travaille d'abord aux services civils de Carlton Gardens (QG des FFL), où, avec Joseph Hackin et Pierre-Olivier Lapie notamment, il œuvre au développement des premiers comités de la France libre qui sont apparus un peu partout dans le monde, dès l'été 1940, en soutien à l'action du général de Gaulle.

Il souhaite une affectation dans une unité combattante et rejoint en mai 1941 le 2e Bureau de l'Etat-major de la 1ère Brigade FFL placée sous les ordres du général Legentilhomme. Il participe à la campagne de Syrie en juin 1941.

De juillet à décembre 1941, il fait partie de l'Etat-major Sud Syrie (Damas) puis rejoint ensuite les rangs de la 1ère Compagnie de Chasseurs Parachutistes des Forces aériennes françaises libres (futur 2e Régiment de Chasseurs Parachutistes) comme lieutenant, officier en second. Après un stationnement à Beyrouth et Damas, l'unité s'installe, le 2 janvier 1942, à Kabret, sur les rives du canal de Suez. Elle est intégrée à la Special Air Service Brigade (SAS brigade) britannique commandée par le Major Stirling.

Les SAS français deviennent le French Squadron et ils se distinguent par des raids violents, sur les arrières ennemis et sur les aérodromes allemands, obtenant des résultats très importants ; en Crète, en juin 1942, et, simultanément, en Libye où opèrent Augustin Jordan et ses hommes en attaquant les aérodromes de Derna- Martuba.

Le mois suivant, sous ses ordres, les SAS français opèrent en Cyrénaïque, détruisant au sol de nombreux appareils allemands et des dépôts de munitions. En août 1942 il est promu capitaine.

En septembre il commande le détachement français qui doit opérer sur le port de Benghazi. Mais, détectée par les services de renseignements ennemis, l'opération échoue.

En Tunisie, le 27 janvier 1943, au cours d'un raid sur les arrières de Rommel, le capitaine Jordan est fait prisonnier en tentant de regagner les lignes alliées.

Envoyé en Allemagne à la forteresse de Colditz, il y retrouve le Major Stirling et le capitaine Bergé premier chef des parachutistes français capturé en Crète en juin 1942.

Jordan est libéré en avril 1945 et termine la guerre avec le grade de commandant.

Après guerre, il entre au ministère des Affaires Etrangères en qualité de premier secrétaire et termine sa carrière de diplomate comme ambassadeur de France à Varsovie (1970-1973), puis à Vienne (1973-1975).

Augustin Jordan est décédé le 24 mars 2004 à Saint-Léger-sous-Beuvray (Saône-et-Loire) où il est inhumé.


• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 26 mars 1943
• Croix de Guerre 1939-1945 (4 citations)
• Military Cross (GB)
• Commandeur du Mérite Allemand

Publication :

Une lignée de Huguenots dauphinois et ses avatars. Les Jordan de Lesche-en-Diois du 16ème au 20ème siècle. (Soprep, 1983)

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