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André Jacob
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André Jacob

RAF
GMC 1
Squadron 149

André Jacob est né le 14 avril 1909 à Corenc en Isère.

Dès sa sortie de l'Ecole polytechnique, en juillet 1930, André Jacob, pour son année de service militaire, choisit l'aviation et sert comme sous-lieutenant à l'Ecole militaire et d'application de l'aéronautique à Versailles.

Breveté observateur en juillet 1931, il quitte l'armée deux mois plus tard.

De 1931 à 1937, il exerce des fonctions industrielles, d'abord à la Courneuve, puis au Maroc.

Alors qu'il passe lors d'une même session, fait rare dans les habitudes universitaires, les trois certificats fondamentaux de calcul intégral et différentiel, de mécanique rationnelle et de physique générale à la faculté des Sciences de Paris, il poursuit aussi des calculs personnels de thermodynamique, touchant au domaine des moteurs à réaction.

Certainement, dans d'autres circonstances, il aurait pu s'engager avec succès dans les voies de la recherche. C'est au printemps de 1937 que ses opinions philosophiques et sociales, de même que ses profondes convictions religieuses, l'orientent vers le sacerdoce et qu'il entre au séminaire des Carmes, rue d'Assas.

Mobilisé comme lieutenant de réserve en août 1939, André Jacob est d'abord affecté au Groupe aérien d'observation n° 504 à Chartres et engagé sur la Belgique dès le 10 mai 1940. Muté au Groupe de reconnaissance 1/14 le 21 mai, il combat aux confins de la Hollande et de la Belgique, survole Dunkerque, est cité à l'ordre de la brigade aérienne. Il part ensuite dans l'est de la France où il se trouve au moment de l'armistice de 1940.

Décidé à rejoindre l'Angleterre, il décolle de Bergerac le 24 juin 1940 à bord d'un Potez 63-11 piloté par le sous-lieutenant Neumann et avec le sergent Marcel Morel. A son père, le professeur Charles Jacob, la dernière carte postale d'André dit en substance : "De longtemps vous n'aurez pas de mes nouvelles. Je vais où semble m'appeler mon devoir".

Affecté au 149 Squadron de la Royal Air Force à la mi-juillet 1940, il prend part à cinq missions de bombardement sur l'Allemagne comme mitrailleur fin juillet et début août 1940.

Affecté comme observateur au Groupe mixte de combat n° 1 que commande le lieutenant-colonel de Marmier, le lieutenant Jacob prend part à l'expédition de Dakar puis à la campagne de ralliement du Gabon à la France libre au cours de laquelle il remplit plusieurs missions de guerre.

Le 9 novembre 1940, n'étant pas de service mais volontaire, il quitte Douala à 6 heures à bord du Bristol Blenheim N3623, seul avion pourvu de radio dont le groupe dispose, avec l'adjudant radio Tazer et le sergent-chef pilote Le Guyader. Mission : reconnaissance de la région de Libreville, au Gabon, et lancement de tracts sur la ville. Dernier message reçu à Kribi vers 6 heures 30, puis un message radio, sans doute postérieur, de Campo, frontière nord de la Guinée espagnole. Puis, plus rien. L'avion n'a pas atteint Libreville où les tracts n'ont pas été jetés. Toutes les recherches sont restées sans résultat.

L'hypothèse la plus vraisemblable est une perte en mer dans les parages du cap Saint-Jean, siège de tornades et de mauvais temps permanent. Il est possible également que l'appareil ait été abattu par la DCA espagnole.

 

  • Compagnon de la Libération - décret du 21 juin 1941
  • Croix de guerre 1939-1945
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