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Jean Ballarin
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Jean Ballarin

GRCA
Colonne Volante
1er Régiment de Marche de Spahis Marocains
1er Escadron Spahis

Jean Ballarin est né le 15 janvier 1915 à Lavilledieu (Dordogne) dans une famille de viticulteurs.

Il s'engage en avril 1934 à Bordeaux au titre du 1er Régiment de spahis marocains alors stationné au Levant. Promu rapidement maréchal des logis chef, il se trouve en Syrie au moment de l'Armistice.

Il entend l'appel du 18 juin et franchit, le 30 juin, avec le 1er Escadron du 1er RMSM du chef d'escadron Jourdier, la frontière syro-palestinienne pour continuer le combat. Il remonte avec son unité vers le Soudan par le Nil, puis en chemin de fer et enfin à cheval.

Jean Ballarin reçoit sa première citation pendant la campagne d'Erythrée où son escadron, toujours à cheval, est engagé le 2 janvier 1941 contre un fort parti italien ; il abat de sa propre main plusieurs adversaires au cours de la fameuse "charge d'Umbrega".

Promu adjudant le 16 mars 1941, il participe en juin à la campagne de Syrie.

Il est promu au grade d'adjudant-chef le 1er août 1941, puis à celui de sous-lieutenant le 25 novembre 1941.

Affecté au Groupe de reconnaissance de corps d'armée (GRCA) puis au Groupe de reconnaissance n°2 (GR 2), il participe à la campagne de Libye.

Comme chef de peloton d'auto-canons, il se distingue, notamment, le 24 octobre 1942, à la bataille d'El Alamein (Egypte) en engageant ses autocanons dans un minimum de temps et le maximum d'efficacité, obligeant l'ennemi à mettre fin à sa puissante contre-attaque et permettant à l'infanterie de se replier en bon ordre.

Avec son unité redevenue le 1er RMSM, il prend part aux opérations de Tunisie et se distingue de nouveau le 6 mars 1943 au combat de l'Oued Gragour où il assure lui-même, après la mise hors de combat de deux de ses autocanons, l'exécution du tir d'une troisième pièce endommagée, contribuant ainsi à arrêter la progression de l'ennemi. De nouveau, les 13 et 14 avril 1943, à l'est du Djebel Fadeloun (Tunisie), en dépit du feu adverse très bien ajusté, il maintient une intensité de feu suffisante pour mettre en fuite les engins blindés ennemis.

Il est désigné le 18 juin 1943 pour se rendre à Alger afin d'assurer, avec 25 gradés et Spahis, la Garde d'Honneur et de protection du général de Gaulle.

Promu lieutenant le 25 juin 1943, rejoint sur sa demande la 2e DB le 24 août 1943 et prend le commandement d'un peloton du 3e Escadron du 1er RMSM.

Il est rappelé à Alger par le général de Gaulle pour prendre le commandement de son Escadron d'escorte et de Garde d'Honneur.

Une fois en France, il déploie toute son énergie pour être envoyé de nouveau sur le champ de bataille et emmène son escadron aux combats d'Alsace. Il se distingue notamment à l'occasion de l'attaque et de la prise du village de Logelheim, où il fait un grand nombre de prisonniers et récupère une importante quantité d'armes.

Promu capitaine le 25 janvier 1945, Il prend part aux opérations de Royan et à la fin de la campagne d'Allemagne jusqu'à Berchtesgaden.

De 1949 à 1962, il appartient au cabinet du général Koenig, dans les commandements successifs confiés à cet officier général (commandant en chef français en Allemagne - membre du Conseil supérieur de la Guerre - commandant des Forces terrestres, maritimes et aériennes d'Afrique du Nord - président de la Commission de la Défense nationale et de l'Assemblée nationale - ministre de la Défense nationale et des Forces armées)

Il est promu chef d'escadrons en 1954 et lieutenant-colonel en 1961.

De janvier à septembre 1962, Jean Ballarin est commandant en second du 5e RSM.

Il prend sa retraite en octobre 1962.

Jean Ballarin est ensuite employé à l'UAP jusqu'en 1980.

Il est décédé le 27 janvier 1999 à Paris. Il a été incinéré.


• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 2 juin 1943
• Croix de Guerre 1939-45 (4 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafes "Levant", "Erythrée", "Libye-Tripolitaine", "Tunisie"

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