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Marcel Guaffi
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Marcel Guaffi

1er Bataillon de Fusiliers Marins
1er Régiment de Fusiliers Marins

Fils de maçon, Marcel Guaffi est né le 15 août 1918 au Puy en Haute-Loire

En avril 1934, à 15 ans et demi, il s'engage pour cinq ans dans la Marine nationale, à l'école des mousses de Brest. Matelot breveté électricien, il navigue sur plusieurs bâtiments de surface et sous-marins et effectue quatre campagnes de surveillance en Mer du nord et dans la Manche.

A partir de la déclaration de guerre en septembre 1939, Marcel Guaffi participe à des opérations de dragage de mines et d'escortes de convois.

Le 18 juin 1940, en route pour Portsmouth sur un dragueur de mines, il choisit de rester en Angleterre. Volontaire pour continuer le combat, il rallie les Forces françaises libres le 5 juillet au camp de Collingwood.

Affecté au 1er Bataillon de Fusiliers marins (1er BFM) mis sur pied par décision de l'amiral Muselier, commandant les Forces navales de la France libre (FNFL), Marcel Guaffi participe à son organisation puis à toutes les campagnes de son unité. Il est présent lors de l'opération de Dakar en septembre 1940 et combat ensuite pour le ralliement du Gabon.

En juin 1941, il prend part à la campagne de Syrie puis à celle de Libye. En mai et juin 1942, pointeur d'une pièce de DCA, il fait la preuve de son courage et de son sang-froid lors des opérations de Bir-Hakeim. Après la décisive bataille d'El Alamein en octobre 1942, il prend part aux campagnes de Tripolitaine et de Tunisie.

En septembre 1943, à l'issue des opérations d'Afrique du Nord, le Bataillon devient le 1er Régiment de Fusiliers marins (1er RFM). Avec le 1er RFM, devenu régiment de reconnaissance de la 1ère Division française libre, Marcel Guaffi débarque en Italie en avril 1944. Pendant l'attaque du 12 mai 1944 sur le Garigliano, son char ayant été touché par un coup de canon, il est contraint de l'évacuer et se bat alors contre l'infanterie ennemie jusqu'à la dernière cartouche. Blessé par balle et fait prisonnier, il s'échappe dès le lendemain en ramenant deux prisonniers allemands.

En France où il débarque avec la Division en août 1944, après avoir été promu second maître fusilier, il se signale à nouveau par son courage et son esprit d'initiative. Après la libération de la Provence et de la vallée du Rhône, lors de la campagne des Vosges, il se trouve ainsi être l'un des principaux artisans de la prise de Frédéric-Fontaine (Haute-Saône) et de la capture de 140 prisonniers.

Il se distingue ensuite le 9 et le 10 janvier 1945 en Alsace, comme chef de char, dans les bois de Benfeld, contribuant au succès des opérations entreprises contre l'infanterie allemande qui s'y était retranchée.

Il termine la guerre avec le grade de maître-fusilier et quitte l'armée sur sa demande en 1946.

Il devient représentant dans une entreprise de spiritueux. Rappelé volontaire de juin 1956 à septembre 1957 en Algérie, il sert à la 531 e Demi-brigade de Fusiliers de l'Air.

Rendu à la vie civile, Marcel Guaffi est employé puis cadre administratif dans une agence de publicité et exerce ensuite les fonctions d'inspecteur de fabrication dans diverses entreprises. Il prend sa retraite en 1981.

Marcel Guaffi est décédé le 16 septembre 1997 à Paris. Il est inhumé au cimetière de Mareuil-sur-Ay (Marne).

• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 20 janvier 1946
• Médaille militaire
• Croix de guerre 39/45 (4 citations)
• Médaille de la Résistance
• Croix du Combattant 39/45
• Croix du Combattant volontaire 39/45
• Croix du Combattant volontaire de la Résistance
• Médaille des Evadés
• Médaille Coloniale avec agrafes « Bir-Hakeim », « Libye », « Tripolitaine », « Tunisie »
• Insigne des Blessés
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
• Médaille Commémorative de la Campagne d'Italie
• Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et du Maintien de l'Ordre en AFN

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