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Roger Grisey
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Roger Grisey

Régiment de Marche du Tchad

Alias : Grand

Roger Grisey est né le 15 novembre 1907 à Besançon, son père était mécanicien à la SNCF.

Il passe son certificat d'études primaires et suit des cours à l'Ecole nationale professionnelle Livet à Nantes.

Engagé volontaire pendant deux ans, en 1927, il participe à la campagne du Maroc.

Il retourne ensuite à la vie civile comme chef de Secteur à la Standard Française des Pétroles.

Mobilisé en 1939, comme caporal-chef de réserve, dans le Génie, il est blessé le 17 mai 1940 dans les Ardennes.

Roger Grisey est soigné à Dax puis à Argenton sur Creuse pour une blessure par éclat d'obus à l'avant-bras droit et amputé de deux phalanges à la main droite.

Ayant rejoint Paris en août 1940, il ne supporte pas l'occupation allemande qui l'entraîne à des réactions impulsives. Il se bat avec un officier allemand place Saint-Lazare et est déféré devant un tribunal militaire allemand le jour de la rencontre à Montoire entre Pétain et Hitler ce qui lui vaut sans doute une mansuétude particulière de la part de ses juges.

Relâché, souhaitant rejoindre une résistance organisée, il s'évade de France et rejoint Gibraltar le 16 avril 1941. Il s'engage dans les Forces françaises libres.

Envoyé en AEF, il est intégré à la 1ère Compagnie de découverte et de combat qui opère au sein de la Colonne Leclerc, future 2e DB. Il participe ainsi aux campagnes du Fezzan, de Tripolitaine, de Tunisie, de France et d'Allemagne.

Il se distingue le 10 mars 1943 à Ksar Rhilane en Tunisie. Il est alors sergent et reçoit la Croix de la Libération le 2 juin 1943.

Débarqué en Normandie avec le Régiment de marche du Tchad de la 2e Division blindée en août 1944, Roger Grisey se distingue à nouveau au lendemain de la libération de Paris dans les combats du Bourget. Il est blessé une seconde fois par éclat d'obus, à la cuisse droite, en Lorraine.

Il termine la guerre avec le grade de lieutenant à la Compagnie auto du Régiment de Marche du Tchad (RMT).

Après la guerre, Roger Grisey retrouve la Standard Française des Pétroles, comme directeur, dans le secteur de La Rochelle puis de Quimper.

Il exerce ensuite la profession de commerçant.

Roger Grisey est décédé le 18 novembre 1976 à Toulouse. Il est inhumé à Bayonne.

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 2 juin 1943
• Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
• Médaille des Blessés
• Médaille Coloniale avec agrafes "Fezzan", "Tunisie"
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
• Chevalier du Nicham Iftikar (Tunisie)

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