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André Gravier
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André Gravier

Génie
1ère CSM
13eme bataillon du génie

André Gravier est né le 18 mai 1911 à Eloyes dans les Vosges. Son père était tisserand et sa mère ourdisseuse. Son père est tué en septembre 1916 pendant la 1ère Guerre mondiale.

Reçu premier de son canton au certificat d'études primaires, André Gravier peut entrer comme boursier au collège de Remiremont où il fait une bonne scolarité.

En 1930, il est interne au lycée Poincaré de Nancy avant d'être admis à l'Ecole polytechnique en 1931 ; il en sort en 1933 comme sous-lieutenant, officier du Génie.

Après deux années passées à l'Ecole militaire et d'Application du Génie à Versailles, il sert successivement au 19e Régiment du Génie en Algérie, puis à la Chefferie des Travaux du Génie de Gap.

En août 1939, le capitaine Gravier rejoint le Levant à la tête d'une compagnie. Il est enfin affecté aux Travaux du Génie à Alep.

C'est de là, qu'en juillet 1941, au lendemain de la campagne de Syrie, il choisit de rejoindre les Forces françaises libres du général de Gaulle.

Commandant de la 1ère Compagnie de sapeur mineurs (1ère CSM) du Génie, excellent technicien, il se signale à Bir-Hakeim où il travaille sans relâche pendant les mois qui précédent les attaques à établir une puissante enceinte de champs de mines grâce auquel de nombreuses offensives ennemies pourront être brisées.

Les combats se déroulent du 27 mai au 10 juin 1942, et c'est en guidant son convoi au cours de la sortie de vive force de la position, dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, qu'il est grièvement blessé par éclat d'obus.

Convalescent, il est décoré de la Croix de la Libération par le général de Gaulle à Beyrouth en août 1942.

Une fois rétabli, promu commandant, André Gravier rejoint, le 9 mars 1943, près de Tobrouk, la 1ère Division française libre dont il devient le commandant du Génie divisionnaire. Après avoir participé avec cette grande unité aux combats de Tunisie où il se distingue de nouveau, notamment à Takrouna en mai 1943, il est nommé commandant du Génie de la 2e DFL (future 2e DB) du général Leclerc.

André Gravier constitue et organise le 2e Bataillon du Génie pendant la formation, à Temara, au Maroc, de la 2e Division blindée. En octobre 1943, le 2e Bataillon du Génie prend l'appellation de 13e Bataillon du Génie, placé sous les ordres du chef de bataillon Delage.

Le chef de bataillon Gravier commande, pour sa part, le Génie divisionnaire au P.C. du général Leclerc. Avec son unité, il débarque en Normandie le 1er août 1944 et prend part, ensuite, à toute la campagne de France. A Paris, il descend seul à pied les Champs-Elysées le 25 août 1944 sous le feu violent de l'ennemi pour accomplir la mission qui lui est confiée.

En janvier 1945, après la campagne des Vosges où il mène à bien, avec un grand courage et un sens tactique remarquable, de difficiles opérations de déminage et de rétablissement des communications, André Gravier est promu au grade de lieutenant-colonel.

Evacué sanitaire en mars 1945 à l'hôpital du Val-de-Grâce, il quitte l'Armée en 1947.

Il exerce ensuite les fonctions d'ingénieur des Travaux publics jusqu'à sa retraite.

André Gravier est décédé le 14 novembre 2004 à Nancy. Ses cendres ont été remises au 13e Régiment du Génie au camp du Valdahon ( Doubs ).

  • Commandeur de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 9 septembre 1942
  • Croix de Guerre 39-45 (6 citations)
  • Médaille de la Résistance
  • Croix du Combattant 39/45
  • Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
  • Médaille Coloniale avec agrafes « Libye », « Bir-Hakeim », « Tunisie »
  • Médaille des Blessés
  • Médaille des Services volontaires dans la France Libre
  • Médaille Commémorative du Levant
  • Presidential Unit Citation (USA)
  • Chevalier de l'Ordre du Cèdre (Liban)

Publications :

Les Sapeurs de Leclerc. Le 13e Génie, Impr. de la Fédération nationale des travaux publics, Paris 1982 (avec le général Cholley)
La vérité sur Bir-Hakeim, Essey-lès-Nancy 1990

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