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Nicolas Glos (De)
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Nicolas Glos (De)

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BM 11
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Nicolas de Glos est né le 10 février 1911 à Cannes.

Ses parents ayant divorcé, il est confié à la garde d'un cousin de sa mère à Bruxelles. Il y fait ses études au collège Saint-Michel.

Il souhaite entrer dans les ordres mais y renonce pour pouvoir aider financièrement son père, accablé par des revers de fortune. Il commence alors une carrière à la banque de Saint-Phalle à Bruxelles et y reste pendant 10 ans.

En 1939, on lui propose un poste au Congo belge ; il embarque au mois de septembre, juste avant la déclaration de guerre qu'il apprend par la radio du bord. Débarqué à Mombassa, il est mobilisé et rejoint Brazzaville par le rail puis en bateau.

En août 1940, les officiers de Brazzaville choisissent de poursuivre la lutte derrière le général de Gaulle.

Au même moment, le 28 août 1940, Nicolas de Glos, qui entre-temps a été démobilisé et a rejoint le Congo belge où l'attendait sa nouvelle situation, se présente à Brazzaville et signe immédiatement son engagement dans les Forces françaises libres, demandant à servir dans une unité combattante.

Maréchal des logis d'Artillerie, il est affecté comme sergent d'Infanterie coloniale au Bataillon de marche n°1 (BM 1). Bientôt promu adjudant, il prend part à la campagne du Gabon puis à celle de Syrie. Le général de Gaulle, en inspection au Levant le nomme sous-lieutenant.

A l'automne 1941, il est muté au Bataillon de marche n°11 (BM 11) sous le commandement du capitaine Langlois et participe aux opérations de Libye, à l'oasis de Djaraboub notamment, puis à celles d'Egypte, en octobre 1942 à El Alamein.

En raison de ses qualités intellectuelles, il est affecté sur ordre du général Brosset au 3e Bureau de la 2e Brigade où il rend les plus grands services au cours des opérations du 9 au 11 mai 1943 à Takrouna en Tunisie.

Le lieutenant de Glos participe ensuite activement à la campagne d'Italie; ainsi, il assure, du 11 au 18 mai 1944, la liaison avec la brigade voisine puis, du 18 au 26 mai, les fonctions d'officier observateur de la Brigade. Il débarque en Provence en août 1944 comme chef du 3e Bureau de la 1ère Division française libre et se distingue lors des combats, du 19 au 25 août pour la libération de Toulon.

Au début de l'année 1945 il obtient de servir à nouveau dans une unité combattante, comme capitaine adjoint au commandant du BM 11. Il prend part alors aux diverses opérations dans les Alpes-maritimes faisant preuve d'une grande bravoure et d'un sens tactique aigu. Il se distingue particulièrement au cours des attaques du Plan Caval, le 11 avril 1945, et de la Tête de la Secca, coordonnant parfaitement l'action artillerie-infanterie.

Démobilisé, il choisit de servir en Afrique et après un an d'études à l'Ecole d'administration de la France d'Outremer, il est nommé chef du bureau des finances à Bangui.

Administrateur adjoint des colonies à Bangui, il sert ensuite au Tchad, à Mongo, comme administrateur en chef de la FOM.

En 1961, en congé spécial, il devient secrétaire de l'Evêché de Fort-Lamy. Administrateur également de la revue "Etudes", il entre en 1968 à la Compagnie de Jésus où il est frère coadjuteur.

A partir de 1969, il devient directeur de l'enseignement privé catholique à N'Djamena.

Le 23 mai 1976, il est sauvagement assassiné par un voleur dans la cathédrale de N'Djamena à l'issue de la messe dominicale. Son corps a été rapatrié en métropole et ses obsèques se sont déroulées à Hornoy dans la Somme.

  • Officier de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 7 août 1945
  • Commandeur de l'Ordre National du Mérite
  • Croix de Guerre 39/45 (2 citations)
  • Médaille Coloniale avec agrafes "Libye", "Tunisie"
  • Silver Star (USA)
  • Officier de l'Ordre National du Tchad
  • Officier de l'Etoile Noire du Bénin
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