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Louis Dio
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Louis Dio

Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad
Régiment de Marche du Tchad

Louis Dio est né le 14 octobre 1908 à Vannes dans le Morbihan. Son père, officier de carrière, est tué au front en 1914.

Il passe son Baccalauréat et entre à Saint-Cyr en 1926 (promotion "Pol Lapeyre") ; il en sort deux ans plus tard après avoir choisi l'Infanterie Coloniale.

Jusqu'à la déclaration de guerre de 1939, sa carrière est uniquement saharienne ; il sert successivement dans le sud tunisien, au Soudan, en Mauritanie et au Tchad. Il est cité à deux reprises.

En 1936, il est nommé capitaine.

En avril 1940, Louis Dio quitte le Tchad pour prendre le commandement d'un détachement de renfort pour la métropole. Finalement, en raison de la défaite militaire de juin 1940, le détachement ne peut rejoindre la France.

Il est alors à Douala où, n'acceptant pas la défaite, il se joint, entraînant sa compagnie, le 27 août 1940, au colonel Leclerc qui vient de débarquer pour rallier le territoire du Cameroun à la France Libre. A ses côtés, il participe désormais à toutes les campagnes. Il commande d'abord un groupement d'infanterie lors de la campagne pour le ralliement du Gabon de septembre à novembre 1940.

En décembre 1940, le colonel Leclerc devient commandant militaire du Tchad et prend le commandement du Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST). Sous ses ordres, le chef de bataillon Dio prend une part active à la prise de Koufra en février 1941 à la tête de 150 hommes et d'un canon de 75. Gravement blessé par éclats de grenade le 25 février en menant l'assaut d'un blockhaus, il est soigné pendant sept mois à Fort-Lamy puis à Yaoundé.

Fin novembre 1941, il peut prendre le commandement du Groupe nomade du Tibesti et participer, à la tête du groupement D, aux opérations du Fezzan dans le sud libyen de décembre 1941 à mars 1942.

Il prend ensuite à Faya-Largeau le commandement du Groupe 3 et est promu lieutenant-colonel en septembre 1942.

De décembre 1942 à février 1943, il est, avec la Colonne Leclerc, à la tête du groupement D, l'un des acteurs principaux de la deuxième campagne du Fezzan et de celle de Tripolitaine. Il prend part ensuite aux opérations de Tunisie et en particulier aux combats du Djebel Garci, étant cité pour chacune de ces campagnes.

A l'issue de la campagne de Tunisie, en juin 1943, il est promu colonel et prend, dès sa création au sein de la 2e Division blindée, le commandement du Régiment de marche du Tchad (RMT).

Le RMT, formé de trois bataillons et d'une compagnie de commandement régimentaire, subit au Maroc en 1943 un entraînement intensif qu'il poursuit en Angleterre de mai à juillet 1944. Le RMT débarque avec la 2e DB le 1er août 1944 à Utah Beach ; après les durs combats d'Alençon et d'Argentan, c'est une de ses compagnies (la 9e du 3e Bataillon) qui, la première, atteint l'Hôtel de Ville de Paris au soir du 24 août 1944.

Suivent les opérations de Lorraine, d'Alsace puis la libération de Strasbourg, de Royan sur le front de l'Atlantique et enfin la campagne d'Allemagne qui s'achève, pour les hommes du colonel Dio, au "nid d'aigle" d'Hitler à Berchtesgaden.

En juin 1945 Louis Dio succède au général Leclerc à la tête de la 2e DB.

En octobre 1945, Louis Dio devient le plus jeune général de brigade de l'armée française ; après la dissolution de la 2e DB, il est nommé commandant civil et militaire du Sud Tunisien puis sert, en 1951, en Extrême-Orient comme commandant des troupes et haut-commissaire de la République au Cambodge.

Louis Dio est ensuite désigné comme auditeur à l'Institut des hautes études de la Défense nationale (1952-1953) et au Centre des études militaires. En 1955, il reçoit ses étoiles de général de division puis est nommé adjoint de la 1ère Région militaire (Paris). Il part ensuite outremer comme commandant supérieur des Forces en Afrique équatoriale française à Brazzaville. Nommé général de corps d'armée en 1958, il est affecté, à son retour en France, comme chef d'Etat-major des forces d'Outre-mer.

En 1965, il est promu au grade de général d'armée et devient inspecteur général de l'Armée de terre.

En 1969, il prend sa retraite et se retire à Toulon.

Louis Dio est décédé le 15 juin 1994 à Toulon et a été inhumé dans le carré des officiers coloniaux à Toulon.

• Grand Croix de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 14 juillet 1941
• Croix de Guerre 1939/45 (10 citations)
• Croix de Guerre des TOE (4 citations)
• Médaille de la Résistance
• Médaille des Blessés
• Médaille Coloniale avec agrafes « Sahara », « AOF », « Koufra », « Fezzan 1942 », « Fezzan-Tripolitaine », « AFL », « Tunisie 43 », « Extrême-Orient »
• Croix du Combattant Volontaire 39/45
• Médaille Commémorative 39/45
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
• Médaille Commémorative d'Indochine
• Grand Officier du Dragon d'Annam
• Officer of the British Empire (GB)
• Distinguished Service Cross (USA)
• Commandeur de l'Etoile Noire (Bénin)
• Grand Officier du Ouissam Alaouite (Maroc)
• Grand Officier du Nicham Iftikar (Tunisie)
• Grand Officier de l'Etoile d'Anjouan (Comores)
• Grand Croix de l'Ordre Royal du Cambodge
• Mérite Militaire (Cambodge)

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