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Irénée Cros
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Irénée Cros

MUR

Alias : Calmette.

Irénée Cros est né le 15 décembre 1887 à Courniou (Hérault) ; orphelin de père, sa mère est commerçante.

Après des études primaire à l'école de St-Amans-Soult dans le Tarn où il obtient son certificat d'études, il suit les cours de l'Ecole Pratique de Commerce et d'Industrie de Mazamet, et obtient en 1905 le certificat d'Etudes Pratiques Industriel.

Le 29 mai 1906, il est nommé agent-voyer secondaire du service vicinal de l'Ariège à Pamiers.

Incorporé au 2e Régiment de Génie à Montpellier, d'octobre 1908 à septembre 1910, il reprend, après le service militaire, ses anciennes fonctions mais cette fois à Saint-Girons.

Le 1er juin 1911, Irénée Cros est nommé agent-voyer cantonal auxiliaire au bureau de l'agent-voyer en chef à Foix. Et, le 30 décembre 1911, nommé agent-voyer cantonal à Quérigut.

Nommé de nouveau à Foix le 20 mai 1912 il est exclusivement chargé, jusqu'au 1er février 1925, des bâtiments départementaux et plus particulièrement des travaux de reconstruction de l'Ecole Normale d'Institutrices.

Plus tard, il suit les cours de l'Ecole des Travaux Publics à Paris.

Installé depuis le 1er février 1923 comme architecte, il réalise dans le département de l'Ariège de nombreux projets ; chemins ruraux, constructions rurales et industrielles, adductions d'eau, assainissements, bâtiments communaux et scolaires.

Mobilisé en août 1914, il est incorporé au 2e Régiment du Génie puis au 24e d'Infanterie Coloniale, puis réaffecté au 2e Génie.

En août 1915 il entre au service des Poudreries et est envoyé à Bergerac comme chef de chantier à la construction de la Poudrerie Nationale de cette ville. Ses connaissances techniques bientôt reconnues par ses chefs, lui valent un avancement rapide. Il est chargé d'importants travaux : construction de bâtiments et installations de conduite des gaz utilisés dans la fabrication des explosifs. A sa démobilisation en juillet 1919, il obtient le grade d'Ingénieur des Poudreries (lieutenant).

La deuxième mobilisation d'août 1939, l'appelle à nouveau à la Poudrerie Nationale de Bergerac où il s'occupe de la remise en marche de cette usine abandonnée depuis 1919.

Envoyé à Montauban, puis à Muret, il est affecté en 1940 à la construction d'une nouvelle usine projetée au Fauga. C'est là que les tragiques événements de juin 1940 mettent fin à son rôle militaires, commence alors son action dans la résistance.

Seul, sans appui, sans liaison, Irénée Cros groupe peu à peu autour de lui un noyau d'amis fidèles et devient le chef de la Résistance dans le département de l'Ariège.

Membre du mouvement Combat, il est nommé, sous le nom de Calmette, chef départemental des Mouvements Unis de Résistance (MUR) en Ariège, dès leur création en janvier 1943. Armée secrète, service de renseignements, secours social, maquis, parachutages, service de faux papiers, passages en Espagne, organisation politique du département, comité de coordination, il multiplie les activités clandestines.

Irénée Cros, qui héberge chez lui constamment des personnes recherchées par la Gestapo ou des officiers alliés en mission secrète, est surveillé par les Allemands.

Victime d'une dénonciation, dans la nuit du 13 au 14 décembre 1943, on frappe à sa porte et on l'enfonce. Sachant ce qui l'attend, il ne fuit pas et brûle tous les documents qui peuvent compromettre le mouvement. Lorsque les hommes de la Gestapo parviennent jusqu'à lui, le dernier papier achève de se consumer. Il est abattu sur place, dans sa maison de Foix, d'une balle dans la nuque.

Irénée Cros est inhumé au cimetière de Montgaillard (Ariège).


• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 18 janvier 1946
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Médaille de la Résistance
• Officier d'Académie
• Officier de l'Instruction publique

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