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Guy Chavenon
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Guy Chavenon

13ème Bataillon Médical
Colonne Leclerc

Né le 30 juin 1911 à Chantelle (Allier) Guy Chavenon est le fils d'un juge de paix.

Suivant les affectations de son père, il fait ses études secondaires au collège de Cambrai puis au lycée Banville, à Moulins.

Entré à l'école de Santé navale à Bordeaux en 1932, il devient médecin colonial.

Médecin au 4e RTS à Fréjus en 1937 et 1938, il est envoyé au Congo, à Pointe-Noire, et est affecté au département sanitaire du Kouilou, puis au service chirurgical de l'hôpital de Pointe-Noire en avril 1940.

Dès le mois de juin 1940, répondant à l'appel du général de Gaulle, il essaye de quitter l'AEF pour gagner un territoire allié. Après deux tentatives infructueuses, il reste à Pointe-Noire où il lutte pour rallier la colonie à la France libre.

Il prend part à la campagne du Gabon avec la colonne Parant en octobre et novembre 1940 avant d'être affecté comme directeur du service de Santé du Gabon et de l'hôpital de Libreville où il exerce comme chirurgien.

Désireux de rejoindre une unité opérationnelle, il doit patienter de long mois avant d'être chargé fin novembre 1941 de former, à Bangui, au sein de la Colonne Leclerc, le Groupe sanitaire de colonne n° 2 dont il prend le commandement. A son arrivée à Bangui en décembre 1941, Guy Chavenon est promu médecin capitaine.

En octobre 1942, il emmène le groupe sanitaire, formée de deux sections, à Fort-Lamy pour participer à la seconde campagne du Fezzan et à celle de Tripolitaine. Lors les combats de Tunisie, Guy Chavenon se distingue, en tant que chirurgien, le 10 mars 1943, à Ksar Rhilane, pendant la contre-attaque de la 20e Panzerdivision en opérant sans relâche. Proche du général Leclerc, il en devient le médecin personnel.

En 1944, il effectue la campagne de Normandie en prenant part aux combats d'Ecouché (12 au 22 août), et de Longjumeau. A la même époque, il fait preuve de sang froid et de courage en assurant le traitement des blessés au cours du bombardement aérien de Ducey. A la fin du mois d'août, avec la 2e Division blindée, Guy Chavenon entre dans Paris libéré.

Il est blessé, le 23 novembre 1944, au moment de la prise de Strasbourg alors qu'il était en train de relever un homme tombé sous ses yeux, sous un violent bombardement.

Après la guerre, il repart avec Leclerc pour l'Indochine, où il sert d'intermédiaire au général auprès de la mission Sainteny. A son retour en France en août 1946, il est affecté à l'Etat-major du général Leclerc, à l'inspection des Forces terrestres en AFN à Paris. Puis, il est nommé à Marseille avec le grade de médecin colonel en juillet 1947.

En 1948, Guy Chavenon part au Togo, où il participe à l'équipement de l'hôpital de Lomé. Il est ensuite adjoint au chef des Services chirurgicaux de l'Hôpital Bégin à Paris.

Directeur du service de santé à Madagascar en 1954, il reste en poste jusqu'en 1961, date à laquelle il préside la Commission de réforme de la 1ère Région militaire (Paris).

Promu médecin général en 1966, il est nommé au même moment directeur adjoint du service de santé de la 9e Région militaire avant de prendre sa retraite à Vichy.

Guy Chavenon est décédé le 7 avril 1973 à l'hôpital Necker à Paris. Il a été inhumé dans son village natal de Chantelle.

  • Commandeur de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 7 juillet 1945
  • Croix de Guerre 1939-1945
  • Médaille des Blessés
  • Croix du Combattant
  • Croix du Combattant Volontaire
  • Médaille Coloniale avec agrafes "AFL", "Tripolitaine", "Tunisie"
  • Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
  • Officier de l'Ordre de la Santé Publique
  • Officier de l'Etoile Noire (Bénin)
  • Officier de l'Etoile d'Anjouan
  • Commandeur de l'Etoile des Comores
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