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Jean-Louis Chancel
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Jean-Louis Chancel

BCRA
Libération Sud
Réseau Phratrie

Alias : Roland Chavagnac - Roger - Jacques Lamy - Charles - Coty – Choubert

Fils de l'écrivain pour enfants Jules Chancel, Jean-Louis Chancel est né le 25 août 1899 à Paris.

Il participe à la guerre de 14/18 dans l'artillerie d'avril 1917 jusqu'à l'armistice et est cité.

Devenu peintre-dessinateur, il travaille pour plusieurs journaux (Candide GringoireL'Ami du Peuple) et voyage beaucoup.

Mobilisé en 1939, il prend part à la campagne de France et fait retraite jusque dans la Creuse en juin 1940.

Démobilisé, il s'installe en zone sud, au Mont Dore où il retrouve sa famille. Dès le début de 1941, il tente vainement de rejoindre Londres.

Il se fixe au début de 1942 à Nice et recherche à nouveau, sur la Côte d'Azur, le moyen de partir pour l'Angleterre. En mai, par l'intermédiaire de son ancien camarade de régiment René Lefebvre, il fait la connaissance d'Emmanuel d'Astier de la Vigerie qui l'enrôle dans le mouvement "Libération".

Rapidement, Jean-Louis Chancel effectue pour le mouvement un certain nombre de liaisons importantes mais les activités du mouvement, trop "politiques" et pas assez militaires à ses yeux ne le satisfont pas.

En septembre 1942, il devient l'adjoint du commandant Rewez, alias Jacques Robert, chargé par Londres de créer un réseau de renseignements militaires en zone sud. A partir de cette date, il se dévoue entièrement à la création et à la direction du réseau de renseignements "Phratrie", dépendant du Bureau central de renseignements et d'action (BCRA), les services secrets gaullistes.

Arrêté en avril 1943 à Nice en même temps que Rewez, il est relâché grâce à sa présence d'esprit et organise immédiatement l'évasion de son chef qui aboutit après trois tentatives. Rewez, complètement "brûlé", envoie Chancel, alias Chavagnac, en liaison à Londres en mai 1943 afin que celui-ci prenne sa place à la tête de "Phratrie" à son retour en France.

En juin 1943, Chancel, revenu de Londres par une opération aérienne, remplace effectivement Rewez à la direction du réseau qu'il ne cesse, dès lors, de développer, tant en zone sud qu'en zone nord.

Brûlé à son tour, traqué par la Gestapo, il rejoint l'Angleterre en mars 1944 après avoir laissé à son tour le réseau entre les mains de son premier adjoint, Antoine Masurel, alias Marc. A cette date, le réseau "Phratrie" a acquis une telle importance, qu'il est subdivisé en huit réseaux indépendants.

Arrivé à Londres Chancel prend le commandement de la section "R" (Renseignements) du BCRA, où par son action intelligente et expérimentée, il vient en aide d'une façon efficace à ses camarades demeurés en France.

De retour en France quelques jours après la libération de Paris, il est envoyé en mission en suède, au Maroc puis en Allemagne pour s'occuper de la récupération de prisonniers politiques. Il termine la guerre avec le grade de lieutenant-colonel FFI avant de reprendre son métier de peintre-décorateur.

Jean-Louis Chancel est décédé le 28 juillet 1977 à l'hôpital du Val-de-Grâce. Il a été inhumé à Versailles.


• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 19 octobre 1945
• Croix de Guerre 14/18
• Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
• Médaille de la Résistance
• Officer of the British Empire (GB)
• Croix de Guerre (Belgique)
• Ordre de Léopold de Belgique

Publication :

• Livre noir 1939-1945. Trente planches, les Editions de la Nouvelle France, Paris 1945

 

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