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Julien Chabert
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Julien Chabert

BM 4
1er RTC

Fils de professeur, Julien Chabert est né le 9 janvier 1905 à Saint-Dié dans les Vosges.

Il fait ses études à Montpellier et devient Ingénieur de l'Ecole nationale d'Agriculture.

EOR à Saumur en novembre 1924, il en sort sous-lieutenant et termine son service militaire comme officier au 29e Dragons à Provins.

Agent de la Compagnie de culture cotonnière du Niger à Diré au Soudan, il se trouve en congé en France lors de la déclaration de la guerre.

Mobilisé comme lieutenant, Julien Chabert est envoyé à Batié en Côte d'Ivoire, à la 33e Compagnie du BTS n° 6 pour l'encadrement des détachements de renfort.

Il entend l'appel du 18 juin et décide de rallier les Forces françaises libres.

Le 11 juillet 1940, il passe en Gold Coast anglaise avec tous les officiers et sous-officiers européens de Batié (il sera pour cette raison condamné à mort par contumace en décembre 1941 par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand).

Arrivé au Cameroun français libre, Julien Chabert est d'abord affecté aux forces de police du Cameroun puis, le 1er octobre 1940, au 1er Régiment de tirailleurs du Cameroun (1er RTC) en formation à Douala. Du 5 au 20 novembre 1940, il prend part à la prise de Libreville à la fin de la campagne du Gabon et reçoit une citation à l'ordre du Régiment.

De retour au Cameroun, le Bataillon devient le Bataillon de marche n° 4 (BM 4) en janvier 1941 et, après avoir passé cinq semaines au Soudan anglo-égyptien, gagne la Palestine.

Avec son unité, le lieutenant Chabert prend part aux opérations de Syrie en juin 1941 puis est envoyé avec son unité en Ethiopie du mois d'août 1941 jusqu'en mai 1942.

Promu entre-temps capitaine en mars 1942, il gagne le Levant en juin 1942 jusqu'à ce que le BM 4 rejoigne en Libye la 2e Brigade de la 1ère Division française libre (1ère DFL) en janvier 1943.

Le capitaine Chabert, commandant de compagnie, combat en Tunisie, prenant une part importante à la bataille de Takrouna les 11, 12 et 13 mai 1943.

Au cours de la campagne d'Italie, lors des combats de Monticelli près de Pontecorvo, le 19 mai 1944, il réussit à maintenir sur place ses tirailleurs cloués au sol par le feu ennemi, influant par là d'une façon décisive sur le succès de la journée. Grièvement blessé par balle au cours de cette opération, Julien Chabert ne se laisse évacuer qu'après avoir passé les consignes à son remplaçant.

Il rejoint le BM 4 dès sa blessure guérie, et prend part au débarquement de Provence en août 1944, où il sert comme officier de liaison du Bataillon, puis à tous les combats de la 1ère DFL jusqu'au Rhin.

Julien Chabert est ensuite démobilisé et reprend sa place à l'office du Niger.

Il prend sa retraite en 1960 et se retire à Domarin en Isère.

Julien Chabert est décédé le 26 juillet 1978 à Bourgoin-Jallieu (Isère). Il est inhumé dans sa propriété de "l'Epallud" à Domarin.

• Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 7 mars 1945
• Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafes "AFL", "Somalie", "Tunisie"
• Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre
• Officier de l'Etoile Noire (Bénin)

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