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Martial Brigouleix
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Martial Brigouleix

Combat
AS

Alias : Beaudouin

Martial Brigouleix est né le 24 avril 1903 à Ambrugeat (Corrèze) dans une famille de cultivateurs.

Elève au cours complémentaire de Meymac, il entre à l'Ecole Normale de Tulle en 1920.

Elève officier de réserve, il fait son service militaire de novembre 1923 à novembre 1924 au 22e régiment de tirailleurs marocains à Verdun.

Libéré de ses obligations militaires, Martial Brigouleix est nommé professeur de Français et d’Histoire-Géographie à l'Ecole militaire préparatoire technique de Tulle.

Militant socialiste et franc-maçon, il est mobilisé en août 1939 et reçoit le commandement de la 5e compagnie du 126e régiment d’infanterie. En opération en Alsace puis, en mai 1940, dans l’Aisne, il ramène les survivants de sa compagnie jusqu’en Haute-Vienne où il est démobilisé comme capitaine en juillet 1940. Cité deux fois pour sa « bravoure » et sa « belle attitude au feu », Martial Brigouleix reprend son poste d’enseignant à Tulle.

Révoqué par Vichy en novembre 1941 comme franç-maçon et en raison de son hostilité au régime, il devient secrétaire à la chambre des Métiers et se consacre à l'organisation de la Résistance.

En liaison avec Edmond Michelet, responsable régional du mouvement Combat, Martial Brigouleix en devient le premier responsable à Tulle. Il recrute au profit du mouvement et organise les premiers groupes locaux, oeuvrant en particulier avec Gilbert Bugeac, responsable local du COPA, pour l’organisation de parachutages, et avec Georges Moneger, membre de Combat à Neuvic.

En février 1943, il devient, sous le nom de Beaudouin, chef départemental de l’Armée Secrète (AS) en Corrèze. Il dirige alors, en collaboration son ancien camarade du 126e RI, Raymond Faro, chef régional, les premiers groupes de l'AS. Il met toute son énergie au service de la résistance de Corrèze.

Son bureau, au 1er étage de la Banque Populaire à Tulle devient un véritable P.C. clandestin. La Milice, avertie, demande une première fois son arrestation au préfet qui refuse. Sentant l’étau se resserrer, Martial Brigouleix envisage de passer entièrement dans la clandestinité lorsque, la Gestapo, le 17 avril 1943, se présente à son bureau où il est arrêté.

Il est interné à la prison de Limoges. Mis au secret pendant presque trois semaines, torturé, il ne parle pas. Transféré le 26 mai au Fort de Romainville. Le 27 septembre, un officier allemand est abattu à Paris. 50 otages seront fusillés en représailles.

Martial Brigouleix est exécuté le 2 octobre 1943 au Mont Valérien. Il a été inhumé au Carré Militaire du cimetière de Bagneux dans les Hauts-de-Seine.


• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 19 octobre 1945
• Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
• Médaille de la Résistance

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