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Sigismond Blednicki
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Sigismond Blednicki

GRCA
Colonne Volante
1er Régiment de Marche de Spahis Marocains
1er Escadron Spahis

Sigismond Blednicki est né le 16 octobre 1920 à Wabrzezno (Pologne) dans une famille de mineurs.

Il fait des études primaires supérieures et, comme son père, devient mineur.

Naturalisé français en 1937, il s'engage pour 5 ans au RICM à Aix-en-Provence en 1938.

Il est en poste au Liban au 24e Régiment d'infanterie coloniale (24e RIC) lorsqu'il entend l'Appel du 18 juin à Tripoli.

Il s'engage dans les Forces françaises libres dès le mois de juillet 1940 et participe à la campagne d'Erythrée avec le 1er Escadron de spahis marocains du capitaine Jourdier.

Il se distingue à Omager le 18 janvier 1941 en mettant en fuite avec son fusil mitrailleur un groupe d'ennemis qui harcelait son escadron.

Il prend part ensuite aux campagnes de Syrie puis de Libye avec le Groupe de reconnaissance de corps d'armée (GRCA) et s'illustre de nouveau, en octobre 1942, à El Himeimat (El Alamein) où, n'hésitant pas à mettre à découvert son auto-canon de 75, il détruit un engin blindé ennemi.

Sigismond Blednicki participe aux opérations de Tunisie avec la Colonne volante des FFL formée par les spahis et la 1ère Compagnie de chars de combat.

Il prend part ensuite avec le 3e escadron du 1er Régiment de marche de spahis marocains (1 er RMSM), unité de reconnaissance de la 2e Division blindée du général Leclerc, à la campagne de France. Il est alors trois fois cité, notamment pour son action dans les combats de Massy en région parisienne le 24 août 1944 puis le 2 octobre 1944 à Anglemont où son peloton est attaqué par des forces très supérieures en nombre et en matériel. Dans son secteur, il stoppe l'attaque allemande par son feu et par sa manœuvre. Ayant reçu l'ordre de décrocher, il anéantit de sa propre initiative une infiltration destinée à isoler le peloton, tuant et faisant prisonnier 20 Allemands et détruisant 2 mitrailleuses. Le chef de peloton et son adjoint étant mis hors de combat, il prend le commandement du peloton, le regroupe sous le feu de l'ennemi et ne laisse aucun véhicule entre les mains de l'adversaire.

Adjudant à la fin de la guerre, Sigismond Blednicki est démobilisé en juin 1945 et travaille ensuite à Paris comme fonctionnaire à l'UNESCO jusqu'à sa retraite en 1980.

Sigismond Blednicki est décédé le 9 janvier 1995 dans l'Hérault, à Villespassans Saint-Chinian où il est inhumé.

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 24 mars 1945
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 39/45 (5 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafe "Erythrée"
• Médaille Commémorative du Levant

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