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Henri Debiez
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Henri Debiez

Combat
MUR
FUJ
FUJP

Alias : "Franck" (à Grenoble) - "Brisson" (à Lyon).

Henri Debiez est né le 9 juin 1920 à Aimé (Savoie). Son père était ingénieur aux charbonnages de France (houillères du Bassin de Provence).

En 1939, il est étudiant à l'Institut électrotechnique de Grenoble.

C'est là qu'Henri Debiez entre dans la résistance en 1941 sous le nom de "Franck" et devient rapidement adjoint du responsable départemental pour l'Isère du mouvement "Combat" que dirige Henri Frenay.

Il réalise le recrutement et l'encadrement d'un millier de jeunes gens, étudiants pour la plupart. Ceux-ci, formés en groupes francs, agissent contre les troupes d'occupation du département et procèdent à des destructions d'ouvrages militaires. Le plus souvent Henri Debiez se trouve à leur tête.

De par son action et celle de ses compagnons, l'Isère devient l'un des premiers départements résistants de France.

En février 1942, il assure la direction départementale du groupement des "Forces Unies de la Jeunesse" (FUJ).

A la suite de la terrible répression menée par les Allemands contre les mouvements de résistance de la région grenobloise en juillet 1943, il se rend à Lyon où il assume les fonctions de chef régional des "FUJ" et réussit à grouper toutes les Jeunesses patriotiques de la région Rhône-Alpes.

Fin 1943 il est nommé chef régional des "Jeunes des Mouvements Unis de Résistance" pour Rhône-Alpes, c'est-à-dire des jeunes gens issus des mouvements de résistance "Combat", "Libération" et "Franc-Tireur". Il est l'organisateur de toutes leurs actions immédiates (sabotage, coups de mains). Egalement chef régional de la fédération des "Forces Unies de la Jeunesse Patriotique", il est, à partir du 25 mai 1944, l'un des quatre membres du Comité directeur national des "Jeunes des Mouvements Unis de Résistance".

Il organise par ailleurs une presse clandestine en créant le journal Jeune Combattant et supervise la mise en place de maquis dans le département de l'Ain.

Arrêté à Lyon le 8 juillet 1944 par la Gestapo, il est abominablement torturé à de multiples reprises au Fort Montluc avant d'être fusillé avec vingt et un camarades le 12 juillet à Genas, sans avoir parlé.

Henri Debiez a été inhumé à Nyons (Drôme).

Homologué au grade de capitaine le 12/12/1945

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 20 janvier 1946
• Croix de Guerre avec étoile et palme
• Médaille de la Résistance avec rosette

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