Ordre de la Libération Menu
Marcel Vincent
<< Tous les compagnons

Marcel Vincent

BM 3
BM 15

Marcel Vincent est né le 24 juin 1913 à Azay sur Thouet (Deux-Sèvres). Son père, tué pendant la Grande Guerre, était agriculteur.

Il fait des études secondaires au collège de Niort puis, devançant l'appel, s'engage dans l'armée en 1931.

En 1932, il se réengage pour quatre ans, choisit les Troupes Coloniales et part en Indochine avec le grade de caporal-chef en octobre 1933.

Nommé sergent en 1936, il est envoyé au Tchad l'année suivante pour servir au régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST). C'est là, à Moussoro, qu'il apprend l'armistice par la radio en juin 1940.

Il rallie les Forces françaises libres au mois d'août et participe pleinement au ralliement de Fort Archambault à la France libre.

En novembre 1940, il est incorporé comme cadre au Bataillon de marche n° 3 de l'AEF (BM 3) du commandant Garbay.

Chef de la 3e Section de la 9e Compagnie du Bataillon, il participe à la campagne d'Erythrée ; lors de la bataille de Cub Cub, le 21 février 1941, il est blessé à la tête de sa section mais refuse d'être évacué. Ce qui lui vaut d'être cité à l'ordre de l'Armée et décoré de la Military Medal. Finalement soigné, il retrouve son unité le 20 avril 1941 et est promu sergent-chef.

Le 26 mai 1941, le sergent-chef Vincent est à nouveau décoré, cette fois par le général de Gaulle en personne, à Qastina en Palestine.

Promu adjudant en septembre 1941, il participe à la campagne de Libye puis, en septembre 1942, rentre au Tchad avec le BM3 qui est alors dissout. Il rejoint les rangs du Bataillon de marche n° 15 (BM 15) qui se constitue en mars 1943 à partir de la 9e compagnie du BM 3. Avec son unité, il séjourne au Nigeria puis au Tchad et enfin en Afrique du nord.,

Promu sous-lieutenant en septembre 1944, il est envoyé en renfort en France et embarque à Alger en novembre 1944. Avec le BM 15, il stationne à Antibes avant d'être engagé sur le front de l'Atlantique. Il prend part aux combats de la Pointe de Grave et, le 16 avril 1945, il fait tomber la position de Fort-Vivien et capture de nombreux prisonniers.

Après la guerre, il est nommé lieutenant puis démobilisé avant de retourner au Tchad en 1946. Il devient guide de chasse en Oubangui et au Tchad. Il travaille d'abord pour le compte de la Société Zoologique Intercontinentale avant de rejoindre en 1948 la Société des Grandes Chasses en Oubangui et au Tchad.

Il meurt accidentellement, tué par un lion, lors d'un safari cinématographique le 27 mai 1950 au Tchad à Fort Archambault où il est inhumé .

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 30 juin 1941
• Médaille Militaire
• Croix de guerre 39/45 (2 palmes et étoile de bronze)
• Médaille de la Résistance
• Médaille Coloniale avec agrafes « Erythrée », « Libye », « AFL »
• Médaille Commémorative de la Guerre 1939-1945
• Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre
• Military Medal (GB)
• Mérite Syrien

Imprimer