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Le Compagnon Louis Cortot

Le Compagnon Louis Cortot

Louis Cortot a 12 ans en 1937 lorsque sa famille originaire du Pays de l'Auxois (Côte d'Or) s'installe à Saint-Cloud. Il passe son certificat d'études au début de la guerre et entre dans la Résistance au début de l'année 1941 au sein de l'Organisation spéciale du Parti communiste clandestin.

Désireux de participer à l'action immédiate, il exécute différentes missions: récupération d'armes, distribution de tracts, sabotages de lignes téléphoniques. Il confectionne dans l'usine même qui l'emploie les bombes nécessaires à ses missions. Formé à la guérilla urbaine par d'anciens combattants de la guerre d'Espagne, il multiplie les sabotages et les actions armées.

En 1942, il fait dérailler un train chargé de blindés, détruit un transformateur à Issy-les-Moulineaux, participe au grenadage d'un convoi de Jeunesses hitlériennes et fait sauter le bureau du parti collaborationniste Rassemblement national populaire à Boulogne-Billancourt.
En janvier 1944, il rejoint les Franc-tireurs et partisans de Seine-et-Marne où il participe à l'implantation d'un maquis. En août, il perd un œil lors des combats pour la libération de Paris.

Fils d'un artisan bourguignon, jeune ajusteur devenu responsable pour la Seine-et-Oise des milices patriotiques et de la Garde civique républicaine, Louis Cortot n'a que 19 ans lorsque le général de Gaulle lui remet la Croix de la Libération au pied de l'Arc de Triomphe, le 11 novembre 1944. Après guerre, il fait carrière chez Dassault dans la branche aéronautique.

Affable et infiniment modeste sur ses actions dans la Résistance armée, Louis Cortot était président national de l’Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance (ANACR) et membre du Conseil de l’Ordre de la Libération depuis décembre 2010.

Louis Cortot est décédé le 5 mars 2017.

 

Un hommage national sera rendu à Louis Cortot dans la cour d'honneur de l'Hôtel national des Invalides le vendredi 10 mars 2017 à 11 heures

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