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Guerres secrètes - Musée de l'Armée


Exposition temporaire

au musée de l'Armée

Guerres secrÈtes

Jusqu’au 29 janvier 2017

Dans le cadre de l’exposition « Guerres secrètes », le musée de l’ordre de la Libération a prêté au musée de l’Armée la croix de la Libération de Henri Labit. La trajectoire météorique de Henri Labit est celle d’un jeune homme ardent, d’un patriote, d’un combattant au courage sans mesure. Il s’engage comme volontaire dans l’Armée de l’air dès la déclaration de la guerre et cherche à rejoindre le général de Gaulle le lendemain de l’appel du 18 juin. Via l’Espagne et le Portugal, sous une fausse identité polonaise, il parvient finalement à Londres. Après un stage commando à Camberley, il est affecté au Bureau central de renseignement et d’action, les services secrets de la France libre. C’est entre juillet 1941 et sa mort en mai 1942 que se concentre l’essentiel de son activité au sein du BCRA. En moins d’un an, il déploie une activité intense. Parachuté dans la région de Caen, il a pour mission de créer un réseau de sabotage et d’action. On le retrouve aussi à Marseille, Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Paris, pourchassé par l’Occupant et ses agents, échappant de peu à une arrestation. Il se porte volontaire pour une seconde mission en mai 1942 dans les Landes mais il est compromis lors du passage de la ligne de démarcation. Il fait feu sur les soldats Allemands qui tentent de l’arrêter et parvient à prendre la fuite. Poursuivi, cerné par l’ennemi, il se donne la mort par cyanure pour préserver l’intégrité de son réseau. Sa tombe porte l’inscription : « Mort pour la France à l’âge de 22 ans ». Henri Labit est fait compagnon de la Libération à titre posthume le 13 juillet 1942.

Le musée de l’ordre de la Libération a aussi prêté la veste civile de Pierre Lefranc, médaillé de la Résistance et fidèle du général de Gaulle. A 18 ans, il passe six mois en prison pour avoir participé à la manifestation interdite du 11 novembre 1940 à Paris. Après avoir fondé le réseau de résistance « Liberté », il connaît les geôles franquistes pour six mois lors de sa tentative de ralliement de l’Angleterre par l’Espagne. Membre du BCRA, il opère en France occupée pour coordonner les maquis en vue des combats de la Libération. Les services britanniques lui avaient confectionné cette veste typiquement anglaise afin de pouvoir circuler en France vêtu comme n’importe quel civil. Un vêtement alors conforme à la parure d’un badaud londonien mais à l’excentricité bien trop anglaise pour être porté dans la France occupée.

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