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Promotion de Pâques 2017 dans l’Ordre national de la Légion d’honneur


Sur les 562 décorés (453 chevaliers, 830 officiers, 18 commandeurs, 2 grands officiers et 2 grand-croix) nous noterons avec une grande satisfaction deux de nos médaillés !

Yvette Lundy, née le 22 avril 1916 à Oger (Marne) et médaillée de la Résistance française, vient d’être élevée à la dignité de grand officier dans l’ordre national de la Légion d’honneur.

Sa famille prend dès 1940 position contre l’ennemi et Yvette Lundy qui est institutrice à Gionges près d’Epernay aide l’armée secrète de la région. Elle fournit de nombreux faux papiers aux évadés et aux réfractaires et héberge régulièrement des agents du Bureau des opérations aériennes qui travaillent dans le secteur. En juin 1944, elle est arrêtée par la Gestapo de Châlons sur Marne et accusée d’avoir fourni des faux papiers à des Forces Françaises de l’intérieur du maquis de Vertus. Déportée, elle fait partie du convoi I 248 du 18 juillet 1944 en direction du camp de concentration de Ravensbrück et connait ses infamies à l’égard des femmes. Elle est libérée par les forces alliées victorieuses, le 21 avril 1945, au Kommando de Schlieben.

[…] Je ne dois pas taire la cruauté immonde appliquée dans les camps d'extermination, en particulier à Auschwitz-Birkenau où tant de familles juives ont souffert avant d'être exterminées.
Entrer par la porte, sortir par la cheminée !
Nous ne pouvons oublier.
Une plaie profonde est toujours prête à saigner.
Nous savons ce que vaut la vie et la Liberté dont elle a besoin.
Nous survivons pour passer un message.

Extrait du témoignage d'Yvette Lundy, à l'occasion de la remise des prix du Concours de la résistance et de la déportation. Châlons-en Champagne 30 Avril 2000)

Yvette Lundy a publié en 2012 le récit de sa vie dans le livre Le fil de l’araignée. Consciente de l’importance du témoignage, notamment devant les jeunes classes, Yvette Lundy raconte sa déportation

 


Odile Selb-Boge, également médaillée de la Résistance française, a été quant à elle nommée commandeur dans l’ordre national de la Légion d’honneur.

Née le 13 juillet 1917 à Santenoge (Haute Marne), elle s’engage volontairement dans les rangs des Francs-tireurs et partisans français le 5 juin 1943 et est affectée au service de liaison de la Compagnie « La Marseillaise ». Elle porte des ordres de mission et des plis entre les différents groupes de cette compagnie, puis ses liaisons s’étendent à la compagnie « Valmy ». Elle transporte des armes et des explosifs dans les différents groupes du bataillon Francs-tireurs et partisans français de la Haute-Saône et, ayant accompli toutes les missions confiées avec succès, est nommée sergent. A cette époque, ses liaisons s’effectuent aussi bien en Haute-Marne, que dans le Doubs ou encore à Nancy. Odile effectue des centaines de kilomètres à bicyclette. Faisant preuve d’initiative et de courage, elle joint à son travail de liaisons, celui de renseignements, où elle se distingue en fournissant des plans et des renseignements sur des centaines de positions ennemies. Elle est alors nommée sous-lieutenant, mais le 16 novembre 1943, au retour d’une de ses missions, elle est arrêtée par la Gestapo de Vesoul (Haute-Saône), qui, renseignée sur son activité, l’interroge. Elle ne parle pas, bien que son père soit battu jusqu’au sang devant elle. Emprisonnée à Besançon, elle résiste à toutes les tortures et ne donne aucun renseignement sur ses chefs et son organisation.

Déporté Nuit et brouillard » (en allemand Nacht und Nebel, ou NN) par le convoi I 214 du 18 avril 1944 en direction de la province de Silésie en Allemagne pour être jugée, elle est enfermée à la prison de Graslitz (Tchécoslovaquie) puis au camp de Flossenbürg puis de Zwodau où elle subit les traitements infligés dans ces camps. Elle est libérée par les Américains le 8 mai 1945 et rapatriée malade le 20 mai 1945 pour apprendre la mort de son frère Jean, fusillé par les Allemands. Elle reste une grande figure de la Résistance de la Haute-Saône.

Odile Selb-Boge a écrit La trajectoire d’une vie combattante

 

Journée Nationale de la Résistance

cérémonie le Samedi 27 mai 2017 à 15h au Monument des maquis de l’Ain et du Haut-Jura

Depuis juillet 2013, après l’adoption d’une loi votée à l’unanimité des sénateurs et députés, la journée du 27 mai est devenue « Journée nationale de la Résistance ». Cette journée fait référence à la première réunion clandestine du Conseil national de la Résistance (CNR) en 1943, rue du Four à Paris.

L’association des communes médaillées de la Résistance française entend s’investir pleinement dans ce dispositif. Le 27 mai 2016, nous étions nombreux devant le monument de la Résistance bretonne près du musée de Saint Marcel (Morbihan), à l’invitation des quatre communes médaillées de la Résistance du nord-ouest (Brest, Caen, Plougasnou et l’Île de Sein).

Cette année, le samedi 27 mai 2017, une grande cérémonie est organisée par l'association des communes médaillées de la Résistance française, à 15 heures au pied du monument des Maquis de l’Ain et du Haut-Jura, à Cerdon dans l’Ain.

Un monument tout indiqué, voulu par Henri Romans-Petit, médaillé de la Résistance et chef résistant à l’origine du défilé des maquisards à Oyonnax le 11 novembre 1943, un monument dont la première pierre a été posée en juin 1949 par Pierre Koenig, le héros de Bir-Hakeim, un autre médaillé de la Résistance mais encore un monument qui a été le lieu d’une importante cérémonie le 24 juin 1956 en présence du Général de Gaulle, le créateur de notre médaille.

Monument des maquis de l’Ain et du Haut-Jura - Cerdon (Ain) - RD 1084 - Le Val d’enfer

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